Et Paris, ça ne te manque pas?

Une question qui revient sans arrêt dans la bouche de mes interlocuteurs, anglais comme français, concerne Paris. Visiblement, tout le monde s’inquiète beaucoup au sujet de ma relation avec ma ville (car oui, jusqu’à preuve du contraire, je suis née parisienne et je le reste !), de mon éventuel manque affectif par rapport à celle-ci. Cela ne fait pas 3 mois que nous sommes à Newcastle, mais déjà, les gens ont peur que je m’ennuie, que je me lasse.

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Le suivi de grossesse en Angleterre

Je suis arrivée en Angleterre vers la fin de mon deuxième trimestre de grossesse, et j’ai déjà vécu 2 grossesses menées à terme en France. Avec notre nouvelle vie dans un autre pays, il a donc fallu s’adapter notamment au niveau du suivi de grossesse. Et même si nos pays sont proches au point de vue du niveau de vie et de la culture, le suivi de grossesse est bien différent ici, du coup j’ai eu envie de vous en parler.

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Découvrir l’Angleterre #1: La visite du château et du prieuré de Tynemouth

Certaines régions du Royaume-Uni voient beaucoup de touristes défiler: Londres, Bristol, l’Ecosse, l’Irlande… Il me semble que notre région d’adoption, le Nord Est de l’Angleterre, fait figure de parent pauvre, car même si nous voyons énormément d’étudiants, il y a finalement très peu de touristes étrangers. C’est dommage au final car la région nous étonne chaque jour par sa diversité, son patrimoine culturel et sa générosité. C’est d’ailleurs, paraît-il, la région comptant le plus grand nombre de châteaux ! Il y a donc de quoi faire, et nous visitons tous les weekends des endroits proches de chez nous (faute de pouvoir nous éloigner un peu plus, fin de grossesse oblige) mais très dépaysant.

Je vais donc essayer de vous parler au fur et à mesure de nos visites et peut-être vous donner l’envie de visiter le nord est anglais ! Un des premiers sites que nous avons visités est le château et prieuré de Tynemouth, où nous sommes depuis allés à plusieurs occasions.

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Apprendre l’anglais à ses enfants

Quand nous avons eu la possibilité professionnelle de partir vivre en Angleterre, j’étais tout particulièrement motivée par un point précis: l’apprentissage de l’anglais pour mes enfants. On dit souvent que les cordonniers sont les plus mal chaussés et dans ce cas précis, c’est assez vrai. J’ai connu enfant l’école bilingue, j’ai un bac +5 en anglais et j’ai vécu aux Etats-Unis et en Angleterre… et pourtant mes enfants ne parlent que français ! Je trouvais donc que l’occasion était parfaite pour faire de mes filles de vraies petites bilingues ! Je crois qu’il n’y a pas de recette miracle pour apprendre une langue mais je dois dire qu’en moins de 2 mois, les enfants ont fait des progrès considérables. J’ai donc eu envie de vous parler de ce que nous avons mis en place pour les accompagner dans leur apprentissage.

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Et bientôt, mère de 3 filles

Bientôt, je serai maman de 3 petites filles. Mes 3 mousquetaires à moi, 3 poupées, 3 footballeuses, 3 princesses, 3 intrépides. J’ai su vers 18 semaines que nous attendions à priori une fille. Je dois dire que j’avais plutôt un instinct qui me portait à croire que nous allions avoir un garçon. J’ai donc été surprise en première réaction, et une demi-seconde après je me suis vue, un immense sourire dessiné sur mon visage. Un sourire qui ne m’a pas quitté pendant des jours, tant cette nouvelle m’a comblée. Le Mari a quant à lui, eu quelques secondes de déception, je crois qu’il avait envie d’un peu de masculin dans sa famille, déception qui a très vite fait place à la joie de se dire qu’il aurait 3 petites filles amoureuses de leur papa, ce qui n’est pas si mal finalement.

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La vie en Angleterre: J’aime/J’aime pas

Cela fait désormais un gros mois et demi que nous avons pris nos quartiers à Newcastle. L’occasion de découvrir la vie à l’anglaise avec ses bons côtés et ses défauts; Loin de moi l’idée de critiquer l’Angleterre mais plutôt d’y voir des points positifs, différents de ceux qu’on trouve en France, mais aussi négatifs.

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La grossesse d’après: être enceinte après les fausses couches

Je ne sais pas si les journées mondiales servent à quelque chose. En tout cas, j’avais lu sur les réseaux sociaux que le 15 octobre était la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal; en même temps d’ailleurs que la journée internationale des fossiles ou la journée mondiale du lavage des mains…  A vrai dire, je ne me sens pas excessivement concernée par cette journée. Si j’ai bien fait 4 fausses couches, je n’ai pas vraiment le sentiment d’avoir vécu des deuils périnataux. Un deuil pour moi, c’est de perdre un « vrai » bébé et même si deuil d’une grossesse il y a au moment de la fausse couche, je n’ai pas, je crois, eu de deuil d’un enfant existant ou imaginé à faire. Cependant, je ne peux pas le nier, ces épreuves m’ont impactée et ont de conséquences sérieuses à mon sens sur ma façon de vivre cette dernière grossesse.

L’angoisse de la fausse couche

J’ai tout d’abord passé littéralement les 3 premiers mois à m’attendre à faire une fausse couche. A tel point que chaque examen, chaque échographie, était une épreuve et ce dès la veille. Je m’attendais à chaque fois à ce qu’on me dise que le coeur de mon embryon était arrêté. J’ai revécu ce moment avant ma 2ème échographie officielle en août, où je m’attendais presque à ce qu’on m’annonce une malformation ou une maladie grave. J’ai passé les 4 premiers mois à utiliser un doppler foetal quotidiennement pour me rassurer. J’ai scruté le moindre changement de symptômes, j’ai googlé à n’en plus finir toutes les complications possible et  j’ai cru sentir le sol s’ouvrir sous mes pieds le jour où j’ai fini aux urgences avec un décollement du placenta.

Je ne suis pas angoissée de nature et pourtant, cette grossesse m’a causé tellement de maux d’estomac et d’insomnie que je ne peux pas la qualifier de sereine.

 

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La difficulté à se sentir légitimement enceinte

Je parle pourtant de celle-ci ici, je vous montre mon ventre sur Instagram, mais cela ne change pas le fait de ne pas me sentir vraiment enceinte. Je n’arrive pas à demander une place dans les transports, j’en parle difficilement quand on me pose des questions, je les balaie en général d’une parole. J’ai dû mal à me projeter dans cette grossesse, dans un accouchement et encore moins dans le fait d’être capable de ramener à la maison un petit bébé en bonne santé. J’ai acheté la semaine dernière un petit lit d’occasion, j’ai commencé une liste de naissance, j’ai finalement acheté un jean de grossesse neuf (celui que j’avais commençais à être petit), ce sont de petits pas pour moi que je fais sans réelle envie. J’ai vraiment du mal à apprécier, savourer la grossesse, comme si le fait d’y trouver une quelconque joie allait apporter le malheur.

Le paradoxe, entre envie de voir la fin et goût de trop peu

Je guette le moindre coup de pied et je peste un peu devant ce système de santé anglais, beaucoup plus cool sur le suivi de grossesse, qui ne me permet pas d’avoir de 3ème échographie (sauf à prendre rendez-vous dans le privé et à payer de ma poche, ce que j’envisage sérieusement…).

 

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C’est paradoxal, n’est-ce pas, d’avoir voulu si fort un 3ème enfant et d’être enceinte sans pouvoir apprécier le fait de l’être? D’ailleurs, cette grossesse est de loin la plus dure physiquement, avec beaucoup de douleurs et de symptômes… sont-ils réels ou bien le résultat d’une saumatisation de mes angoisses?

Ce qui est encore plus paradoxal, c’est d’apprécier ces petits coups de pied, de se dire que ça sera la dernière fois (puisqu’il n’y aura pas de grossesse suivante), être presque nostalgique d’avance mais aussi avoir hâte que cela finisse, de tenir son bébé dans ses bras et de respirer… peut-être, enfin !

Notre avis sur le port de l’uniforme à l’école anglaise: vrai ou faux

Je me souviens avoir porté petite fille l’uniforme. C’était quelque chose d’assez rare mais j’étais à cette époque à l’école bilingue qui imposait cette pratique. Plus tard, et jusqu’en 6ème, j’ai porté la blouse, plus française. Je ne me souviens pas avoir aimé ni détesté ces pratiques. Comme tout le monde, j’ai entendu en juin dernier l’énième débat sur le retour de l’uniforme… enfin retour, plutôt arrivée puisque l’uniforme n’a jamais réellement existé en France (contrairement au port de la blouse).

En déménageant en Angleterre, nous savions que les filles devraient porter un uniforme. Effectivement, dès que leur inscription à l’école a été confirmée, nous avons reçu parmi les documents la liste du trousseau pour l’uniforme: un sweat shirt /cardigan / ou polaire brodé avec l’écusson de l’école, un polo / chemise blanche, une jupe / robe / pantalon gris ou noir, des chaussettes ou collants de la même couleur, 2 sacs aux couleurs de l’école (un sac de sport et un « book bag »), des chaussures noires. Il y a aussi un uniforme pour le sport, composé d’un tee-shirt uni blanc, d’un short ou éventuellement bas de jogging noir et de chaussures noires.  Ce gros mois d’école avec port de l’uniforme m’a permis de me faire une idée sur celui-ci, moi qui avait auparavant une opinion plutôt neutre sur la question.

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