Troisième enfant: le cas épineux du prénom

Nous y voilà. Le cas épineux du prénom. Quand on est enceinte, c’est tout de même un gros sujet de préoccupation ! On a bien des idées, parfois depuis avant même d’être mariés ou en couples, qui sont souvent infirmées par les goûts de l’autre. Mon Mari lui, a des idées très arrêtées sur les prénoms. Si un prénom lui rappelle quelqu’un qu’il n’aimait pas à l’école, exit le joli nom qu’on imaginait pour bébé !

Pour ma grande, nous avons su très tôt que nous attendions une fille et nous avons décidé très très vite de son prénom, un vrai coup de coeur. Pour ma deuxième, nous ne connaissions pas le sexe. Nous avons trouvé très rapidement un prénom de garçon et nous avons hésité longtemps pour le prénom de fille. Au final, nous avions deux prénoms dont un coup de coeur mais dont la première syllable me faisait hésiter, puisque c’était la même que celle du prénom de ma fille aînée. Finalement, quand notre fille est née (et donc que nous avons découvert que avions une seconde petite fille !) nous l’avons appelé une dizaine de minutes par le prénom deuxième choix… pour nous raviser ! Nos deux filles aînées ont donc des prénoms peu courants sans être extrêmement rares et qui commencent par la même syllabe.

Pour ce troisième bébé, nous avons eu la confirmation vers 18 semaines que nous attendions une troisième petite poulette ! exit donc le prénom de garçon que nous aimions depuis ma deuxième, on repart à la recherche d’un prénom de fille… Autant dire que la missions s’annonce difficile…

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La grossesse d’après: être enceinte après les fausses couches

Je ne sais pas si les journées mondiales servent à quelque chose. En tout cas, j’avais lu sur les réseaux sociaux que le 15 octobre était la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal; en même temps d’ailleurs que la journée internationale des fossiles ou la journée mondiale du lavage des mains…  A vrai dire, je ne me sens pas excessivement concernée par cette journée. Si j’ai bien fait 4 fausses couches, je n’ai pas vraiment le sentiment d’avoir vécu des deuils périnataux. Un deuil pour moi, c’est de perdre un « vrai » bébé et même si deuil d’une grossesse il y a au moment de la fausse couche, je n’ai pas, je crois, eu de deuil d’un enfant existant ou imaginé à faire. Cependant, je ne peux pas le nier, ces épreuves m’ont impactée et ont de conséquences sérieuses à mon sens sur ma façon de vivre cette dernière grossesse.

L’angoisse de la fausse couche

J’ai tout d’abord passé littéralement les 3 premiers mois à m’attendre à faire une fausse couche. A tel point que chaque examen, chaque échographie, était une épreuve et ce dès la veille. Je m’attendais à chaque fois à ce qu’on me dise que le coeur de mon embryon était arrêté. J’ai revécu ce moment avant ma 2ème échographie officielle en août, où je m’attendais presque à ce qu’on m’annonce une malformation ou une maladie grave. J’ai passé les 4 premiers mois à utiliser un doppler foetal quotidiennement pour me rassurer. J’ai scruté le moindre changement de symptômes, j’ai googlé à n’en plus finir toutes les complications possible et  j’ai cru sentir le sol s’ouvrir sous mes pieds le jour où j’ai fini aux urgences avec un décollement du placenta.

Je ne suis pas angoissée de nature et pourtant, cette grossesse m’a causé tellement de maux d’estomac et d’insomnie que je ne peux pas la qualifier de sereine.

 

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La difficulté à se sentir légitimement enceinte

Je parle pourtant de celle-ci ici, je vous montre mon ventre sur Instagram, mais cela ne change pas le fait de ne pas me sentir vraiment enceinte. Je n’arrive pas à demander une place dans les transports, j’en parle difficilement quand on me pose des questions, je les balaie en général d’une parole. J’ai dû mal à me projeter dans cette grossesse, dans un accouchement et encore moins dans le fait d’être capable de ramener à la maison un petit bébé en bonne santé. J’ai acheté la semaine dernière un petit lit d’occasion, j’ai commencé une liste de naissance, j’ai finalement acheté un jean de grossesse neuf (celui que j’avais commençais à être petit), ce sont de petits pas pour moi que je fais sans réelle envie. J’ai vraiment du mal à apprécier, savourer la grossesse, comme si le fait d’y trouver une quelconque joie allait apporter le malheur.

Le paradoxe, entre envie de voir la fin et goût de trop peu

Je guette le moindre coup de pied et je peste un peu devant ce système de santé anglais, beaucoup plus cool sur le suivi de grossesse, qui ne me permet pas d’avoir de 3ème échographie (sauf à prendre rendez-vous dans le privé et à payer de ma poche, ce que j’envisage sérieusement…).

 

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C’est paradoxal, n’est-ce pas, d’avoir voulu si fort un 3ème enfant et d’être enceinte sans pouvoir apprécier le fait de l’être? D’ailleurs, cette grossesse est de loin la plus dure physiquement, avec beaucoup de douleurs et de symptômes… sont-ils réels ou bien le résultat d’une saumatisation de mes angoisses?

Ce qui est encore plus paradoxal, c’est d’apprécier ces petits coups de pied, de se dire que ça sera la dernière fois (puisqu’il n’y aura pas de grossesse suivante), être presque nostalgique d’avance mais aussi avoir hâte que cela finisse, de tenir son bébé dans ses bras et de respirer… peut-être, enfin !

Mon 2ème trimestre de grossesse

Je vous avais parlé ici de mon 1er trimestre de grossesse, c’est désormais le moment de faire le point sur mon 2ème trimestre, puisque j’ai entamé depuis quelques semaines mon dernier trimestre ! 

Ce 2ème trimestre m’a semblé passer vite et en même temps j’ai l’impression d’être enceinte depuis une éternité.

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Mon 1er trimestre de grossesse

C’est étrange, mais je vis cette 3ème/7ème grossesse comme si elle était un peu la première. A vrai dire, je me suis rendue compte que j’avais oublié pas mal de choses de mes grossesses pour mes 2 filles ou plutôt que je me posais beaucoup moins de questions: j’étais pétrie de certitudes, en tout cas certaine que tout irait forcément bien, et j’ai eu raison puisque j’ai vécu ses 2 grossesses très sereinement. Quand on est enceinte pour la 7ème fois, en ayant seulement 2 enfants vivants, le 1er trimestre est un moment très long et compliqué.

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Une jolie annonce… [VIDEO]

Comme tous les enfants je crois, mes filles me réclament un petit frère ou un petit soeur très régulièrement. Quand on est confronté à l’infertilité, c’est toujours compliqué à entendre, et à expliquer aussi, et pourtant on en rêve de cette annonce. Je leur ai juste dit à plusieurs reprise qu’on ne choisit pas forcément quand on a un bébé. Cependant, je dois dire que ces dernières semaines, avec un ventre qui s’arrondit, une maman partiellement alitée, les filles m’ont souvent posé la question. Alors évidemment, quand on a aussi connu les fausses couches, on n’a pas envie d’en parler trop tôt. Comme beaucoup, je m’étais fixée la date de la première écho officielle.

Et puis Elsa de Plum Production m’avait proposé de filmer les filles… je me suis dit que c’était l’occasion parfaite de faire de cette annonce un moment unique. Si les filles ne s’en souviendront pas forcément, on pourra toujours le montrer ce film…

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Tout peut arriver: notre parcours d’infertilité

On dit souvent que l’espoir fait vivre et pourtant, cette phrase m’a toujours parue bien banale. Croire pour juste garder l’espoir en quelque chose, ce n’est pas franchement mon état d’esprit. Je suis cartésienne, je crois en la science, et j’ai toujours demandé aux médecins de me donner des statistiques pour appuyer leurs dires (ce qui ne plaît d’ailleurs pas toujours). Cependant, je suis aussi croyante, je crois en tout cas très fort au pari de Pascal et je n’ai pas beaucoup de certitudes dans la vie.

Le parcours de l’infertilité n’était pas vraiment quelque chose que j’envisageais de vivre un jour. Après tout, j’ai eu 2 enfants en 19 mois, sans aucun difficulté. Nous avons toujours envisagé d’avoir 3 enfants. Pourquoi? je ne l’explique pas vraiment, c’est un nombre qui s’est imposé à nous. 2 c’est trop peu, 4, à Paris, ça devient vite compliqué. 3 c’est bien, c’est un beau triangle et j’aime cette géométrie. Et puis il y a eu l’infertilité donc. Du moins, ce n’est pas comme cela qu’on l’a tout de suite nommée. Une fausse couche. Pénible celle-là. Mal gérée par ma gynéco de l’époque. 3 mois, 1 hémorragie plus tard et quelques complications, nous revoilà dans les starting-blocks. Une fausse couche, c’est un détail de l’histoire, une anecdote qui arrive à beaucoup de monde. 

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Vieille dedans

C’est fou comme les intuitions sont parfois puisantes. Depuis bientôt un an, je vivais avec l’intuition au ventre du « quelque chose qui cloche ». Il y aura eu une première fausse couche avec des tonnes de complications, une seconde, bien plus facile. Et puis ma demande de faire quelques examens. Au fond de moi, je savais bien que quelque chose n’allait pas. Je ne me doutais pas non plus que les examens seraient si mauvais. Quand on commence à rentrer dans le cercle de la médicalisation, on apprend des mots compliqués, des taux, normaux ou pas, ce qui se soigne, ou pas. Moi ce que j’ai ne semble pas se soigner. Je suis vieille, dedans en tout cas. 

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La foudre tombera 2 fois: quand la fausse couche se répète

On dit souvent que la foudre ne tombe pas deux fois au même endroit. Je crois que c’est surtout pour se rassurer. On sait bien qu’on peut vivre des drames en parallèle, et que la vie ne va pas vous épargner sous prétexte d’avoir déjà souffert. On le sait, cette vie, elle est injuste, aléatoire et parfois on tire la boule noire un peu plus souvent qu’on ne le voudrait.
Je n’avais pas vraiment prévu de vous reparler de fausse couche. Parce que j’en ai déjà beaucoup parlé ici, même si j’ai essayé de le faire avec pudeur. Je n’avais pas prévu de revivre ça. Comme je n’avais pas prévu de tomber enceinte juste avant d’entrer dans des protocoles plus médicalisés. La surprise était douce, bonne, heureuse. Nous étions très heureux. J’étais confiante tout en essayant de ne pas m’investir trop. J’attendais tranquillement que le temps passe, sans y penser, malgré le ventre qui pousse à une vitesse grand V quand il s’agit d’une quatrième grossesse, les nausées et tous les petits désagréments qui ponctuent un premier trimestre de grossesse. 

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