Pourquoi nous avons fait le choix de l’école privée

Aussi loin que je me souvienne, et avant même que nos enfants ne naissent, le Mari et moi avons parlé du sujet « école« . L’éducation et l’instruction sont pour nous, et j’imagine comme la majorité des parents, un sujet primordial, quasi-vital. Nous souhaitons donner les meilleures chances à nos filles de réussir dans le domaine qui leur plaira. Nous pensons donc que les aider à faire de bonnes études est tout simplement les aider à être heureuses dans leur vie future.

Quand nous avons décidé d’acheter un appartement, le sujet de l’école était primordial également, d’autant que les quartiers dans lesquels nous pouvions acheté n’étaient pas franchement réputés pour leurs bonnes écoles mais nous avons la chance d’avoir une petite école privée toute proche de notre nouvel appartement. Nous y avons donc inscrit Moutarde et nous ne regrettons pas du tout ce choix.

rentrée-ecole-privée

Tout d’abord, j’apprécie la taille de l’école et le côté familial: 1 classe par section, je n’ai pas le sentiment que ma fille sera broyée par la machine éducation nationale mais qu’elle sera, un peu comme à la maison, dans un univers protégé. Moutarde est une petite fille sensible et douce et j’ai encore besoin de protéger mon grand bébé. Les parents, dont certains sont des anciens élèves de l’école, se connaissent tous et beaucoup s’engagent dans l’association des parents d’élèves qui fait vraiment vivre l’école à travers un calendrier de fêtes et d’évènements.

J’ai aussi aimé l’engagement de la maîtresse: depuis 30 ans, elle apprend aux élèves de petite section justement à devenir élèves et surtout (et je la cite) à aimer l’école. Ma Moutarde me raconte assez peu ses journées. Pourtant je suis émerveillée quand au détour d’un jeu, je me rends compte qu’elle sait parfaitement lire l’intégralité de l’alphabet et des chiffres, qu’elle lit l’heure sur la pendule de la cuisine ou bien qu’elle dessine des bouquets de fleurs. Elle aime beaucoup sa maîtresse qui impose son autorité tout en douceur dans ce groupe de 27 tout petits chenapans.

J’aime aussi la mixité. Cela peut surprendre mais dans notre quartier, situé dans une zone prioritaire très sensible, la mixité est peu présente: les bobos du coin inscrivent leurs enfants soient dans les écoles privés, soient dans les écoles publiques situées de l’autre côté du boulevard (ou pour le coup il n’y a absolument aucune mixité sociale et culturelle). Notre petite école, mine de rien, est représentative de notre quartier et notre société. Les enfants sont de toutes les origines et de toutes les religions. Rien n’est imposé si ce n’est une condition, répétée à chaque réunion: la bienveillance et le respect de chacun. Cela s’inscrit aussi dans le respect du climat évangélique de l’école, car les enfants peuvent à partir de la moyenne section recevoir des cours de catéchisme, ce qui correspond totalement à notre volonté de donner une éducation religieuse à nos enfants. Il est important pour nous que nos filles connaissent leurs racines, pour nous judéo-chrétiennes, et leur donner cette base c’est leur permettre de pousser avec des racines solides.

Certains diront que l’école privée élimine les catégories sociales les plus pauvres en raison du coût que cela représente. Notre école est la preuve que ce n’est pas le cas. Les tarifs sont très modestes (environ 170 euros par mois pour une famille « normale » cantine comprise) mais peuvent être modulés en fonction de la situation financière: en clair, des parents paient plus cher, d’autres peuvent payer moins cher s’ils n’en ont pas les moyens. D’ailleurs, l’association des parents d’élèves organisent également des évènements qui permettent de collecter des fonds afin que tous les élèves de primaire puissent participer aux classes de nature organisées. Cela me semble être une bonne alternative afin de n’exclure personne.

Enfin, et j’aurais peut être dû commencer par là, le Mari et moi sommes tout deux issus de l’enseignement privé catholique. Nous y avons passé des bons et des mauvais moments. Nous en avons gardé en tout cas des valeurs et un chemin de vie qui nous a rapproché et qui nous correspond. C’est cela que nous souhaitons transmettre à nos filles.

21 Comments

  1. Coucou! Ton article est très intéressant, même si dans le fond, je trouve dommage que de plus en plus de parents inscrivent leurs enfants dans le privé, comme si l’école publique échouait dans ses valeurs républicaines. Je dis ça en tant que prof
    Sinon, je suis aussi une maman blogueuse expatriée en Lozère, si ça te dit, viens faire un petit tour sur mon blog!
    À bientôt! http://www.petitsgevaudan.blogspot.fr/?m=1

    Répondre
    • Cécile 3 novembre 2015

      Dans une certaine mesure, oui l’école publique échoue puisque dans notre quartier les parents inscrivent leurs enfants soit dans le public du bon côté donc en demandant des dérogations soit dans le privé comme nous. C’est fondamentalement qu’il y a un souci entre les attentes des parents et la réalité de l’école.

      Répondre
  2. Mlle Gima 3 novembre 2015

    C’est marrant mais nous n’avons pas d’enfant avec mon mari et pourtant c’est aussi une question qui se pose et revient régulièrement.
    Comment offrir un maximum de confort et d’avantages éducatifs à ses enfants sans, pour autant, les priver de la mixité et la confrontation aux « autres »

    Répondre
  3. nuagedelexou 3 novembre 2015

    Quand il a fallu inscrire notre fille à l’école on a eu des soucis.On habitait en rase campagne, dans un village sans école.C’était un regroupement de communes, avec un bus qui passait dans le village à l’heure ou nous étions déjà sur les routes pour aller a boulot. Pas de nourrice dans le village, pas de crèche évidemment.La mairie nous a répondu qu’un centre aéré était disponible dans le village de la maternelles oui, à 5 kilomètres de chez nous, dans le sens contraire du boulot.On a essayé en vain d’obtenir une dérogation de la mairie.Elle n’a jamais voulue.Parce que les mairies reçoivent une allocation par enfant scolarisé, et que lorsqu’il donne une dérogation ils doivent donner cette allocation.Chez nous cela représentait 600€.La mairie n’a jamais voulu donner ces 600€ à une commune ou nous voulions inscrire notre fille, dans une ville.Nous avons alors décidé de vendre la maison.L’immobilier était au plus bas, on a mis deux ans.En attendant on a triché.On s’est fait domicilier chez mes beaux parents, et crevette a été à l’école là-bas pendant deux ans sans que nous n’habitions la commune.45 minutes aller pour se rendre à l’école.Mais c’est la ville que nous avions choisie, sur la route du boulot pour nous deux, et la ville ou les grands parents habitent.Ils à la retraite et nous aide pas mal au quotidien.A l’époque de nos soucis de dérogation j’avais trouvé une école privée, mais c’était hors de prix.500€ par mois car c’est une école bilingue, et sans les repas.Si on m’avait proposé 170€ avec les repas je n’aurais pas hésité!Je comprend votre souhait et vos exigences d’avoir des conditions les plus adéquates pour Moutarde.Je suis aussi très exigeante envers l’équipe d’instits et d’astem de l’école de ma fille.Par contre je suis toujours volontaire pour aider si je suis dispo.Kermesse, loto, sortie scolaire ils peuvent compter sur moi.Ma fille est en dernière année de maternelles et je ne suis pas DU TOUT pressée qu’elle rejoigne le CP parce que je suis attachée à cette école.Mais bon il faudra bien…

    Répondre
    • Cécile 3 novembre 2015

      L’école privée, c’est un engagement aussi. Je fais partie de l’association des parents d’élèves car j’ai vraiment envie de m’impliquer pour que mes filles soient heureuses dans leur école !

      Répondre
  4. Sheily Parisienne 3 novembre 2015

    Enfant de l’école privée catholique (école de filles même de la 6ème à la terminale), j’ai toujours pensé mettre mes enfants dans le privé. Aujourd’hui, je vis en ZEP, d’ l’autre côté du périphérique et l’option privée la plus proche passe par la case métro. Du coup, j’ai pensé que mon fils attendrait bien le CP pour affronter les heures de pointes. Mais c’est une certitude, il fera sa scolarité dans le privé. Surtout quand je vois la surpopulation des effectifs (350 élèves en maternelle dans 14 classes), sans parler des conditions d’encadrements (je ne m’étalerai pas ici)…

    Répondre
    • Cécile 3 novembre 2015

      Moi c’est pour le collège que se posera la question. Je ne connais pas ceux du coin et je pense que cela passera pour nous par la case déménagement dans un quartier hors de zep (même si je crois que le terme n’existe plus) pour nous rapprocher des écoles qui correspondent à nos critères. Et je pense que nous continuerons dans le privé !

      Répondre
  5. Aurore 3 novembre 2015

    Moi personnellement j ai fait maternelle et primaire dans le public puis en 6 eme m mère m a mis dans le privée. Au milieu de 5 eme je suis repartie dans le public pour cause d harcèlement le directeur ne faisait rien c était da dernière annee avant la retraite .. Puis j ai continue dans le public .
    Avec mon frere on a15 ans de différence il a toujours etait dans le public mais il a changé au cours de da 6 eme car d après la directrice se faire baisser son pantalon devant tout le monde c était juste pour rire .. Plus d autres choses.. Bref là il est dans le privée ma mere en a pour 150€ par mois ( dans le nord )avec la cantine mais il est bien. Donc j avoue que si j ai des enfants un jour je n ai pas encore pris de décision car mes deux beaux parents sont profs dans le public , mon ami a toujours etait dans le public sauf pour son école de commerce , on verra ça selon la ville où on habitera 😉

    Répondre
  6. Isabelle/Mamanlune 3 novembre 2015

    Bonjour,

    Je vous suis mais commente peu. Aujourd’hui je me lance. Comme pour beaucoup de chose il faut « trouver chaussure à son pied » pour l’instruction de ses enfants : école ou pas, privé ou public l’important je pense est de trouver le choix qui correspond à la famille et à l’enfant. Ma mère est institutrice (maternelle)dans le public, j’ai fait toute ma scolarité dans le public et ce choix m’a convenue….j’ai tout de même dérogé pour le lycée pour bénéficier d’une option que je souhaitais à tout prix (et donc pas le lycée de ma commune).
    L’important est que votre fille se sente bien et qu’elle aime l’école.
    Bonne journée à vous.

    Isabelle

    Répondre
    • Cécile 3 novembre 2015

      C’est cela ! l’important est de faire aimer l’école aux enfants et qu’ils soient épanouis. Pour l’instant le pari est réussi ici !

      Répondre
  7. e-Zabel Isabelle Duvert 3 novembre 2015

    Tu connais notre choix ici depuis maintenant un peu plus d’un an. Toujours aucun regret, la puce va d’ailleurs entrer dans un excellent collège privé (c’était l’objectif numéro 1 de notre changement) et je continue à les inscrire à des activités sportives dans leur « ancienne » école (centre sportif) afin de garder le lien avec leurs amis de là-bas et à garde le maximum de « mixité » autour d’eux !

    Répondre
    • Cécile 3 novembre 2015

      Pour l’instant je fais le choix de ne pas inscrire ma fille au centre aéré avec les enfants du coin. D’abord parce que je peux la garder (ou la laisser à mes parents), ensuite parce que justement elle est habituée aux petites structures. Donc le choix inverse du tien ! toute proportions gardées bien entendu, elle n’a que 3 ans ma puce à moi.
      En revanche, la question du collège, quand elle se posera, passera sans doute par la case déménagement ou métro pour nous !

      Répondre
  8. maman est occupée 3 novembre 2015

    Nous avons fait ce choix aussi pour les loulous et je ne le regrette pas : les classes sont beaucoup moins surchargées et les enseignants davantage à l’écoute du coup, enfin, tout du moins dans l’école des loulous.

    Répondre
    • Cécile 3 novembre 2015

      je ne connais pas les effectifs normaux dans le public. Ici en petite section (il n’y a qu’une classe) ils sont 27 mais ils sont super bien cadrés par la maîtresse et l’atsem. Et j’avoue que j’apprécie énormément la maîtresse de ma fille qui est extraordinaire de bienveillance et de patience !

      Répondre
      • Emilie 5 novembre 2015

        Mon fils est en CP dans une école publique. Le mettre en privé ne nous a jamais traversé l’esprit.
        Notre petite école de quartier est mixte: bobos , logements sociaux, gens du voyages, enfants de militaires.
        Dans sa classe de CP,ils sont 14. C’est une double niveau CP/CE1. Il y a une deuxième classe double niveau avec sensiblement le même effectif.
        Oui oui 14! Plutôt que de faire une seule classe de CP, l’équipe pédagogique a placé les intéréts des enfants au centre de leur stratégie d’éducation. Cette équipe est très à l’écoute des enfants et parents et n’oublie pas de laisser la place à chaque individu.
        En moyenne et grande section, ils étaient 24 dans cette petité école de quartier. Sa GS à été magique avec un « maître Laurent » tout aussi magique.
        Sa PS s’est faite dans une autre école publique d’une grande ville (on a déménagé entre temps) : ils étaient 28 avec une maîtresse et des ATSEM extraordinaires.

        Bref, je pense que ce débat public/privé est parsemé de préjugés et de généralités. Tant du côté du public que du privé.
        Je pense que pas mal de choses reposent sur des êtres humains: LES PROFESSEURS.

        Pour mon mari et moi l’éducation est très importante mais je ne saurais expliquer pourquoi, nous n’avions jamais évoqué la question du privé. Mon mari a eu sa scolarité « sauvée » par une équipe pédagogique d’un petit lycée privé. Nous ne sommes pas fermés sur la question, on ne voit juste pas l’utilité « pour le moment » de le mettre en privé…que ce soit notre 6ans ou notre 2 ans qui fera rentrée dans la même école que son frère.

        Devrais-je préciser que ni moi ni mes enfants ne sommes baptisés. Donc que la question de l’enseignement religieux ne me touche absolument pas…

        Bref, les scolarités de mes enfants ne font que commencer. Nous surveillons, accompagnons, encourageons notre fils. Nous ferons la même pour notre chouquette. Nous ne sommes pas »fermés » au privé même si on laisse ce « choix » à la solution de repli si le besoin se fait sentir.

        Répondre
        • Cécile 5 novembre 2015

          évidemment que cela repose sur les personnes. J’ai rencontré des mauvais profs aussi dans le privé mais je crois que d’une manière globale les équipes pédagogiques du privé sont un peu plus attentives. Et la question de l’éducation religieuse est primordiale pour nous !

          Répondre
  9. P-rine O'ber 8 novembre 2015

    Bonsoir,

    SIncèrement, même si je suis pro école publique, je pense que si je vivais dans certains quartiers sensibles, je mettrais aussi mes enfants dans le privé.
    Nous, quand on a acheté, on a eu le choix entre 2 maisons….une plus grande située dans un quartier sensible, l’autre plus petite située dans un quartier « normal »…on a choisi la 2ème. Car comme ça, nos enfants peuvent aller dans de bonnes écoles publiques.
    Mais sur Paris, c’est plus difficile. Ma cousine a sa grande dans le privé (3000€ à l’année) et la plus petite dans le publique….qu’elle va changer l’année prochaine car aucune mixité .
    et je la comprends.
    Après, je suis heureuse d’entendre que le privé est aussi accessible à tous. Ca prouve qu’il y a un besoin que notre Ecole publique ne sait pas combler …malheureusement !

    Répondre
  10. Tellou 20 janvier 2016

    Malgre des parents qui etqient pro-public, j’aifinalement fait toute ma scolarite dans le prive. Et que ce soit mes parents ou moi-meme, nous avons beaucoup aime. Je ne sais pas ce que je ferai pour ma fille (nous sommes expats et le choix scolaire est bien different), mais il me semble qu’un accompagnement moral et religieux est necessaire a mon avis. On dit souvent que l’on veut donner le choix aux enfants, notamment en termes religieux, mais comment donner un choix si l’on ne transmets pas les items? Et pour moi l’enseignement prive apporte definitivement cette dimension morale et culturelle. Et ca aussi ca fait grandir les enfants…

    Répondre
  11. Abélia 24 mars 2016

    Premièrement, votre fille est très mignonne. Deuxièmement, je vous remercie d’avoir partagé votre expérience sur pourquoi vous avez fait le choix de l’école privée. Je pense qu’on se pose tous cette question et c’est bien d’entendre des réponses de quelqu’un normal qui a des enfants. C’est vrai que la taille de l’école et le côté familial sont très avantageux dans les écoles privées. Vous soulevez des points importants.

    Répondre
  12. […] assez réputées. Mes filles seront très vraisemblablement essentiellement scolarisées dans des écoles privées, j’en ai déjà parlé d’ailleurs, parce qu’elles répondent à mes convictions […]

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *