Ma fille, tu iras à l’école

Ca et là, je lis de plus en plus d’articles de presse, de billets de blog, voire de statuts sur les réseaux sociaux mettant en cause l’école. En substance, on pourrait les résumer à « l’école n’est pas ce qu’il y a de mieux pour mon enfant, je cherche une alternative ».

école-enfant

Cette affirmation a tendance à me hérisser le poil. Je ne suis pourtant pas un pur produit de l’école publique. J’ai même effectué la majorité de ma scolarité dans des écoles privées sous contrat assez réputées. Mes filles seront très vraisemblablement essentiellement scolarisées dans des écoles privées, j’en ai déjà parlé d’ailleurs, parce qu’elles répondent à mes convictions et à mes valeurs.

Pourtant, l’école, publique ou privée, à mon sens, n’est pas bien différente. Car l’école dans ces 2 configurations prépare avant tout les enfants à la réalité, à la vie future. Quand ils seront grands, nos enfants travailleront, c’est un fait plutôt certain. Ils seront cadres, artisans, travailleurs indépendants… dans l’intégralité des cas, ils devront se frotter à l’autre, dans toute son imperfection. Ils auront des amis et d’autres qu’ils traiteront de « cons ». Ils devront apprendre seuls à se dépatouiller des situations compliquées, à éprouver de l’empathie pour celui qui est en difficulté. Je crois fondamentalement que ce sont des choses qu’ils apprendront à l’école, à travers l’Autre et ces classes souvent trop chargées.

L’école, c’est aussi et avant tout l’ouverture sur autrui. Le copain qui sera d’une famille plus modeste ou plus bourgeoise, la maîtresse ou la dame de la cantine. Ces gens, qu’on ne côtoie pas forcément si on ne sort pas de notre cadre habituel. Ma Moutarde par exemple a la chance d’avoir une classe avec énormément de mixité sociale (et pas que). Les enfants ont des noms français, turques, maghrébins ou anglophones. Les parents sont tous différents et nous nous entendons grâce à nos enfants qui apprennent chaque jour à vivre ensemble. J’ai bien conscience que tout le monde n’habite pas dans un quartier avant autant de mixité mais je reste convaincue que l’école est le principal facteur d’ouverture à l’autre et au monde.

Dans ma famille, comme dans bien d’autres, l’école a fait office d‘ascenseur social. Mon papa était boursier et a pu grâce à cela venir à Paris faire de belles études dans des écoles prestigieuses. Le Mari, issu d’une famille modeste, est entré dans une grande école. Dans ses amis de promo, beaucoup sont issus de familles bourgeoises mais nombreux sont ceux dont les parents avaient des professions très simples. Je suis persuadée que l’école leur a permis d’intégrer ces grandes études et de réussir leur carrière. C’est aussi cela que je souhaite offrir grâce à l’école à mes enfants mais aussi à tous les enfants: une possibilité de faire ce qui les rendra heureux dans la vie. Et malheureusement ou heureusement, notre vie, notre société est codifiée, normée. Il est difficile voire impossible de pratiquer une profession si on n’a pas le bon diplôme, le bon parcours. L’école permet, avec toutes ses imperfections, au plus grand nombre de réussir. Vous me direz que l’école ne permet pas à tous de réussir et c’est une réalité. Il y a de l’échec, des enfants laissés sur le carreau. Pourtant, je suis convaincue que c’est aussi aux parents d’être vigilants dans ces cas là et que de toute façon, l’immense majorité des instits ou des profs feront ce qu’ils peuvent pour aider un enfant qui en a besoin.

Ma Moutarde a beaucoup changé depuis son entrée à l’école, elle est devenue petite fille. Elle a pris de l’assurance, de la confiance en elle et en ses capacités. Elle y développe un univers qui lui appartient et dont elle refuse presque toujours de me parler (c’est très frustrant d’ailleurs, heureusement que je questionne la maîtresse !). Elle y a ses amis, ses habitudes, ses jeux. Elle aime aller à l’école, elle adore sa maîtresse, si douce et si patiente. Elle y apprend tant de choses qui me rendent si fières d’elle et elle apprend à jouer (et à vivre) avec l’autre. Depuis septembre, même si nous avons nos conflits, je la trouve bien plus douce avec sa soeur notamment. Je trouve aussi que son esprit se structure et c’est bien plus agréable au quotidien. Elle qui était une grand « bordélique » commence à ranger derrière elle, sans qu’on lui dise. Je vois bien qu’elle intègre des éléments qu’elle ne connaissait pas forcément bien avant.

Bien sûr, l’école ne fait pas tout. Nous essayons de donner le maximum à nos enfants sans les pousser trop: une activité par semaine (pour Moutarde, c’est le poney) et surtout du temps culturel en famille le weekend, dans les expos, les musées, ou en promenade. Je leur donne les cartes qu’elles pourront jouer plus tard, j’espère.

Enfin, je suis profondément choquée par les propos que certains tiennent sur l’école et avant tout par respect pour les enseignants et tous le personnel qui travaille avant tout pour le bien-être et l’instruction de nos enfants. Cracher sur l’école, c’est aussi cracher sur leur travail, sur la voie qu’ils ont choisi alors qu’elle est clairement difficile, ne serait-ce qu’au niveau de la reconnaissance de ces professions.

Pour moi, priver les enfants de l’école traditionnelle, c’est les priver de tout cela. C’est aussi leur envoyer le message « tu vaux mieux que les autres » et cela m’exaspère. Je ne crois pas qu’un enfant vaille mieux qu’un autre. En dehors évidemment des enfants qui ont des besoins particuliers diagnostiqués, nos enfants ne valent pas mieux que l’institution. Les priver de cela, de cette porte d’entrée sur la société, c’est à mon sens, peut-être, les faire un jour passer à côté de leur vie.

 NB: l’école de la photo n’est pas celle de Moutarde 😉

23 Comments

  1. MamaFunky 19 janvier 2016

    Je suis assez d’accord avec toi mais pas entièrement. N’ayant été que dans le public toute ma scolarité, je suis contre le fait de payer pour aller à l’école. L’école est un droit pour tous et doit rester gratuit. L’accès à l’éducation doit rester gratuit.
    Là ou je vis, être dans le privé ne rime pas du tout avec mixité sociale. En ce qui concerne les études supérieures c’est différents puisqu’aujourd’hui, à par l’université, tout ou presque est payant et donc privé.

    Mais concernant le primaire et le secondaire je ne suis pas pour le privé. Et je suis bien contente d’avoir trouvé une super école publique à Marseille, car ça m’aurait vraiment embêtée de devoir retirer mes enfants du système « classqiue ».

    Après c’est ma vision de la chose. N’ayant jamais été dans le publique, ni mes parents. N’étant pas non plus catholique, et pas assez juive au point d’intégrer une école judaïque, le choix de la laïcité me convient tout à fait.

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    • Cécile 19 janvier 2016

      Notre choix du privé est issu de 3 éléments: nous sommes tous les 2 issus de l’enseignement catholique, nous habitons en « ZEP » et nous sommes catholiques croyants et pratiquants. Cependant, notre école bien que privée, pratique une modulation des tarifs: en clair, les familles défavorisées ne paient que la cantine. Les voyages scolaires sont pour ces familles financés par l’association des parents d’élèves. Mais évidemment ce n’est pas partout pareil dans toutes les écoles privées. Le débat ici n’est pas pour moi privé ou public mais plutôt respect de l’école et de son importance.

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  2. Madame Sioux 19 janvier 2016

    Je trouve que tu mélanges beaucoup de choses :

    – déjà, les études supérieures qui ont permis à tes proches un ascenseur social, ce sont des études justement, ce qui intervient dans une 2nd temps, après l’école. Quelque soit le mode d’apprentissage initial choisi (IEF, école publique, école privée), tu es toujours obligé de te diriger vers des études pour décrocher le diplôme qui te permettra d’avoir un boulot. Ca, ça arrive dans un 2nd temps, donc.

    – ensuite, les parents qui choisissent l’IEF ne pensent pas que leur enfant vaut mieux que celui qui est à l’école publique. Il agit simplement en fonction de ses convictions, de la même façon que toi en choisissant l’école privée.
    L’idée, le plus souvent (hors cas d’enfants à besoins particuliers), c’est de permettre à son enfant d’aller à son rythme ou d’apprendre différemment (et pas d’en faire une bête de foire qui sache lire à 3 ans, même si tout parent est fier des progrès de son enfant, quels qu’ils soient). Un exemple, parmi d’autres, de réponse à la question « pourquoi l’IEF » : https://grandissonsenfamille.wordpress.com/2015/08/22/bonjour-tout-le-monde/
    N’y-a-t-il pas une idée de violence sous-jacente à vouloir à tout prix que l’enfant se confronte à des classes surchargées parce que ça lui apprend ce qui l’attend plus tard ?
    Est-ce qu’il sera vraiment déboussolé (et serait-ce grave, vraiment?) s’il s’est épargné un peu de primaire ou ne rejoint le système qu’après le Bac ?
    Je pourrais citer des exemples proches pour répondre à ces questions mais aucun exemple n’a valeur de loi.

    – enfin, on fait tous le choix (quand on le peut) de soustraire notre enfant à ce que l’on estime néfaste pour lui. Peut-être que toi, ça t’embêterait qu’ils n’aient aucune éducation religieuse à l’école. D’autres parents veulent épargner la sur-collectivité ou craignent le harcèlement scolaire, ce qui est parfaitement entendable aussi…
    Quant au comportement, c’est un peu quitte ou double. De mon côté, je trouve mon fils beaucoup plus excité et agité depuis qu’il va à l’école, revenant avec des jeux que je trouve trop violents, surtout dirigés vers sa cadette, il crie davantage parce que c’est ce qu’ils font pour se faire entendre en collectivité (à commencer par la maîtresse) et il a aussi appris à faire du chantage !

    Quant aux relations sociales, heureusement qu’elles ne se limitent pas à l’école. Autrement, nos enfants seraient encore de vrais petits sauvages à 3 ans lors de la rentrée. Or ils ont eu l’occasion d’expérimenter le respect, la mixité, la politesse en de multiples occasions déjà (commerçants, famille, voisins, etc).

    Pour finir, je crois que les instituteurs, comme tous les travailleurs, ont besoin de respect et qu’ils font un métier extrêmement difficile – avec une reconnaissance qui n’en a jamais le nom de la part de leur institution (ma soeur pourrait en parler, elle sort de son inspection…). Je crois aussi que l’école aurait besoin d’une énorme réforme en profondeur, à commencer par un nombre réduit d’enfants par enseignant, ce qui résoudrait bcp des récriminations qu’on lui fait.

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    • Cécile 19 janvier 2016

      C’est ton point de vue avec lequel je suis en désaccord. Pour ce qui est des études qui ont permis à certains (comme mon père) de réussir, il a justement pu être boursier grâce à un concours passé au lycée.
      Concernant l’IEF, je suis franchement en désaccord. Pour moi, parent et enseignant sont 2 fonctions bien distinctes. Ma fille se comporte totalement différemment avec sa maîtresse et avec moi (et encore heureux!). Je ne comprends justement pas qu’on veuille garder son enfant dans un cocon alors que la vraie vie n’est pas là. Et encore une fois, il ne s’agit pas de le mettre sur un champ de bataille mais à l’école où, certes, tout n’est pas parfait, mais où tout est fait au mieux pour s’adapter à lui. Ma fille au contraire est bien plus calme et posée depuis le début de l’école.
      Pour ce qui est des relations sociales, vraiment je ne pense pas qu’on puisse comparer le fait de voir de la famille, des commerçants ou des voisins avec des journées complètes avec les copains 😉
      Je suis d’accord pour dire que les instituteurs ont besoin de respect (c’est d’ailleurs ce que je dis dans mon billet). L’école n’est pas parfaite, comme bien des choses, mais ils font ce qu’ils peuvent.

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      • Beija-flor 19 janvier 2016

        Ce n’est par parce que vous ne comprenez pas les gens qui pratiquent l’IEF qu’il faut les juger et décider sans même savoir en quoi cela consiste, pourquoi ce choix et les bienfaits que cela apporte à certains enfants. En ce qui concerne, l’école, dans la vraie vie, rares sont les gens qui travaillent dans un bureau avec 25 personnes du même âge qu’eux. Dans la vrai vie, on côtoie tout le monde et l’école à la maison ne veut pas dire qu’on reste enfermé dans une maison, bien au contraire, on est plus flexible car pas besoin de grande organisation pour des sorties pédagogiques et lorsque les familles pratiquant l’IEF se retrouvent c’est très riche, plusieurs choix (ief, ecole publique, privée ou à pédagogie particulière) valent mieux qu’un, cela s’appelle de la diversité. De plus, les écoles privées indépendantes sont chers parce que tout est à leur charges (salaire, loyer, …) alors que les parents qui y inscrivent leurs enfant, en payant des impôts participent aux fonctionnement de l’école publique sans que leurs enfants en profitent. L’école n’est pas gratuite, elle est financée par les contribuables et ce qui est bien c’est que tout le monde puisse en profiter mais je ne comprends pas le désir qu’à certaines personnes de vouloir que tout soit pareil et obligatoire et de vouloir empêcher aux autres de faire le choix de leur liberté pédagogique. Je vous invite à vous renseigner sur les parcours des gens ayant pratiqué l’école à la maison avant d’écrire un article basé uniquement sur vos ressentis et l’expérience de votre enfant. Je vous invite aussi à vous ouvrir à d’autre horizons car il y a bien des choses que l’on n’apprend pas à l’école mais dehors dans la vraie vie et pas de manière artificielle (voyages, courses (permettent de faire des calculs),développement des animaux, …). Bonne recherche et bonne ouverture à d’autres horizons

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        • Cécile 19 janvier 2016

          Je ne pense pas avoir même cité l’IEF dans mon billet, qui est d’ailleurs tourné de manière personnelle. Cela signifie que ce sont mes raisons à moi, mes principes. Je ne vous demande pas de croire en l’école ne me demandez pas de croire en l’IEF. Par ailleurs, non effectivement je ne connais personne dans ce cas-là. J’ai pour ma part travaillé 8 ans dans une grande multinationale et nous étions tous issus de parcours très similaires et j’avais dans mon équipe une cinquante de personnes de mon âge 😉

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          • Beija-flor 21 janvier 2016

            Vous avez effectivement cité l’IEF et votre franc désaccord alors que vous ne savez même pas vraiment ce que c’est; un désaccord basé sur une impression de savoir. Si vous relisez mon post, vous remarquerez que je ne vous ai pas demandé de croire en l’ief mais de vous renseigner avant d’émettre des avis et jugements. Je n’ai d’ailleurs pas parlé de moi ni donné aucun point de vue sur l’école. Je vous ai juste suggéré de vous renseigner et de vous informer avant d’affirmer des choses telle que l’école devrait être obligatoire pour tous ou encore de sous-entendre que les gens pratiquant l’IEF veulent garder leurs enfants dans un cocon sans même avoir rencontré au moins 2 personnes pratiquant l’ief. Vous jugez sans connaître (vos propos sur l’ief n’ont donc aucun fondement) et mon commentaire était juste pour vous inciter à connaître pas à adhérer. De plus, il serait bien que vous relisiez votre post et vos commentaires avant de dire que vous n’avez pas écrit quelque chose que vous avez écrit. De plus quand bien même vous n’auriez pas cité l’IEF, l’instruction étant obligatoire en France à partir de 6ans, c’est donc sous entendu. Enfin, lorsque vous citez vos raisons et que vous parlez de cette manière de gens qui cherchent une alternative, indirectement vous critiquez ces personnes comme si elles n’avaient pas le droit de vouloir autre chose. Si les profs sont souvent en grèves, c’est parce qu’on ne leur donne pas les moyens de faire leur boulot même s’ ils se décarcassent.Ce serait donc hypocrite de faire croire que tout vas bien donc pas besoin d’autres alternatives. JE CONNAIS BEAUCOUP DE PROFS qui ont quitté l’éducation nationale pour travailler dans des écoles alternatives ou qui choisissent d’autres alternatives (ief, homeschooling,…) parce qu’une fois qu’il sont parents, ils réalisent que ce qu’ils proposaient aux enfants des autres ils ne le voudraient pas pour les leurs et ne le veulent plus pour leurs élèves. C’est une chose de parler de votre expérience, c’en est une autre de juger les choix des autres et si cela vous « hérisse le poil » d’entendre des parents à la recherches d’alternatives, essayez donc de chercher à savoir pourquoi.Combien de personnes travaillent tous les jours enfermés dans une même pièce avec 20 autres personnes du même âge ? 🙂 bonnes recherches et bonne ouverture sur le monde.Dans le cas contraire, postez sur vos choix en évitant d’interpréter ceux des autres. une question: êtes vous prof dans le public?


          • Cécile 21 janvier 2016

            Compliqué apparemment chez vous l’apprentissage de la lecture 😉 vous me reposez la question: « Combien de personnes travaillent tous les jours enfermés dans une même pièce avec 20 autres personnes du même âge ? » à laquelle j’ai répondu pour ma part juste au dessus.
            Je ne cite à aucun moment l’IEF. Mon billet est pour MA part un PLAIDOYER POUR l’école (et je n’ai jamais dit que celle-ci était parfaite). Je pense et penserai toujours que l’école est indispensable au développement de MES enfants, puisque dans MON billet sur MON blog, je parle de MES enfants et de MON expérience.
            Et donc non, je ne suis pas prof. Comme dit précédemment, j’ai travaillé pendant 8 ans dans une entreprise multinationale, je suis désormais libérale.


  3. Maman Rose 19 janvier 2016

    Je suis entièrement d’accord avec toi dans le sens où effectivement dans leur vie d’adulte les enfants seront confrontés à des limites, à des cons comme tu dis, etc… J’ai été dans une petite école communale et j’ai adoré ça. Je voulais la même chose pour ma fille. Sauf qu’il se trouve que la même chose c’est l’école alternative qui s’est ouverte juste à côté de chez moi. J’en ai parlé sur mon blog, je n’étais à priori par trop pour ce genre d’école, pour les raisons citées plus haut. Sauf que là, l’école publique est tenue par une nana qui n’a pas d’enfants et ne comprends même pas que tu puisses avoir trois minutes de retard le matin par exemple. Après c’est une école sans étiquette, sans ce côté un peu élitiste des écoles montessori ou autres. C’est juste une école créée par des parents, avec une instit géniale. La même en publique, j’aurais signé direct! La seule chose finalement qui me gêne dans l’école publique c’est l’évaluation dès la maternelle, mais ça franchement je m’en serais accommodée 🙂
    Bref, dans mon tout petit village je crois que le débat est différent : on ne raisonne pas en public/privé, juste en terme de personnes. Après je pense que ce que tu dis est tout à fait pertinent dans de grandes villes avec ces soit disant supers écoles hyper chères…

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  4. danslapeaudunefille 19 janvier 2016

    Cracher sur les enseignants c’est un comble surtout quand on sait qu’en général c’est une vocation pour eux comme les infirmières par exemple. Je voulais faire ce métier enfant mais j’ai changé de voie quand j’ai vu la difficulté à enseigner. Après niveau école public ou privée, je suis allée dans le public toute ma scolarité sauf l’année de ma seconde terminale. Je suis allée dans une boîte à BAC (mais pour rien au final).

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  5. petitesmarionnettes 19 janvier 2016

    Je te rejoins sur certains points. L’école est bon pour la mixité sociale, permettre à l’enfant d’avoir sa petite vie sociale en dehors des parents, et pour la richesse de l’enseignement (même si il y a des critiques, les enseignants sont des super héros). Après il y a un facteur « chance », de ne pas être en classe surchargée, de ne pas subir de violences et harcèlements,… En tout cas, si j’en avais les moyens, je ne ferais pas l’école à mes filles, ce n’est pas mon rôle, mais un ou plusieurs précepteurs peut être et encore… même le petit Georges de Cambridge va au jardin d’enfant 😉 Bref, je suis d’accord avec toi sur le fait que l’école à la maison n’a pas que du bon… Merci pour cette réflexion!

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  6. Julie Breton 19 janvier 2016

    Ou alors, on pourrait simplement se dire que les gens font selon leurs convictions et envies, puisque ce qui compte avant tout c’est que l’enfant soit heureux, bien élevé, bien éduqué, et puis même qu’après 2,3,4 ans les parents pourront s’ils le souhaitent décider de scolariser à nouveau leur enfant si leur avis ou leurs vies ont subit des changements. TOUT a ses côtés positifs et ses côtés négatifs, on fait nos choix en fonction de ça et de bien d’autres critères…et surtout on fait de notre mieux ! On peut peut-être ne pas critiquer le choix des autres, voire essayer de le comprendre, et SURTOUT respecter ce choix, tant qu’il est fait pour le bien-être de l’enfant. Enfin je crois. Personnellement l’école (publique me concernant) ne m’a en rien aidée à aller mieux, à faire de grandes études, à me proposer des pistes intéressantes (si j’osai je dirais « au contraire »), et pourtant ma fille y est, parce que c’est un tout, et que pour le moment je trouve qu’elle y est bien, mais si cela devait changer, je n’hésiterai pas à réévaluer ce choix et voir toutes les pistes qui s’offrent à moi, à elle.

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  7. Julia 19 janvier 2016

    En te lisant je pensais que je ne suis pas d’accord avec toi mais je ne pensais pas que d’autres auraient écrit des commentaires te contredisant aussi… Alors voilà je vais essayer de faire court. Mes enfants sont dans une école classique publique comme je l’ai été et je critique l’école (positif et négatif) mais ce n’est contre les enseignants qui sont pris dans un système tellement pervers qu’ils ne peuvent pas y arriver alors que beaucoup sont motivés et compétents. Ensuite cette année le hasard a fait que je bosse dans une école privée et je suis d’accord avec toi mis à part les cours de culture chrétienne ce n’est pas différent d’une école publique. Maintenant je ne comprends pas trop le fait de défendre les écoles classiques contre les écoles hors normes (attention c’est pas un gros mot pour moi loin de là !!!). Tu fais toi-même le choix de ne pas les mettre dans une école publique classique tu as donc fait un choix non-classique. Moi je me prépare à me former comme éduc Montessori et si je pouvais je mettrai mes enfants dans cette école (pour le moment il n’y en a pas dans ma ville mais ça vient) car, non, l’école n’est pas faite pour les enfants : même les enseignants le pensent !!!!!!! Crois-moi je l’entends tous les jours au boulot et ailleurs… Je ne vais lister TOUS les points qui le prouvent mais c’est ce que je pense. Le système éducation nationale et toutes ses contradictions et autres paradoxes est fait de telle sorte que ça ne peut pas marcher. Déjà nous adultes ont subit ces journées mal faites alors les enfants…

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  8. aclaire 19 janvier 2016

    Je te rejoins complètement sur ta vision de l’école ! Je suis moi même passée par le privé et je suis maintenant professeur dans le privé, après être passé par le public. Je tiens à préciser deux trois choses : les professeurs sont aussi compétents dans l’un comme dans l’autre, ils ont fait les mêmes études et passe exactement le même concours avec les mêmes contraintes de places…et, de fait, ils sont aussi indécrottable dans l’un que dans l’autre (on ne peut pas les renvoyer même s’ils sont nuls)… la différence réside dans la marge de manoeuvre qui est permise dans le privé par rapport au public. Cela touche la culture chrétienne, mais aussi, indirectement l’application des programmes et le travail accompli par l’élève. Je n’entrerai pas dans les détails, mais, par exemple, la réforme du collège qui est actuellement une vraie catastrophe pour nos enfants, est moins dommageable dans le privé que dans le public car le privé peut « contourner » certaines mesures plus facilement.
    En tant qu’actrice du système, je peux cependant comprendre les parents qui retirent leurs enfants de l’école sous contrat : TOUS nous travaillons MALGRÉ un système (et non avec) qui nivelle par le bas et ne vise aucunement l’excellence des élèves, contrairement aux discours politiques (et par excellence, j’entends la capacité à mener chaque enfant aussi loin que ses capacités personnelles le lui permettent pas « élitisme ») mais cherche seulement à faire des économies ainsi qu’un moyen de pallier le manque de vocations… (je précise que la réforme supprime 3h de cours par semaine et par classe, grosso merdo, ce que tous les discours cachent soigneusement).
    Malgré tout, je reste convaincue que l’école est bien une ouverture sur autrui, la rencontre de super copains, et un apprentissage de la différence dont je ne priverai pas mes enfants. En revanche, je suivrai de près leurs progrès et ferai en sorte de compenser les lacunes que l’enseignement traditionnel sera contraint de leur laisser par manque d’heures de cours et de programmes solides. Conseil que je donne vivement à tous. (C’est d’ailleurs là que se verra la différence entre les enfants : ceux qui ont une famille ou les moyens financiers pour compenser et ceux qui ne l’ont pas. Du vrai élitisme)
    L’alternative hors contrat est hors de question pour moi, car souvent trop orienté religieusement ou politiquement et pour le coup, peu ouverte (et pourtant je suis catho pratiquante aussi… quiconque connaît le milieu sait de quoi je parle).

    En tous cas, merci pour ce billet qui me rassure. Bises

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  9. aclaire 19 janvier 2016

    Absolument d’accord (parole de prof dans le secondaire)
    Le système est pourri jusqu’à la moelle, dépassé et verrouillé. Une usine à assistés alors que les enfants sont toujours aussi compétents, et intéressants, et intelligents, et gentils et volontaires, et tant d’autres choses. L’EN les freine dans tout. Quiconque fera sauter ce système débile qui annihile les meilleures volontés sauvera notre jeunesse et notre pays.

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  10. aclaire 19 janvier 2016

    Heu me suis plantée, je me suis répondu à moi même plutôt qu’au message précédent . Je me fatigue moi même

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  11. lafilledublog 20 janvier 2016

    Bonjour,
    Je suis professeur des écoles en région parisienne et pour moi l’école ne répond plus aux attentes de notre société ou alors trop bien, tout dépend de quel point de vue on se place, mais c’est un autre débat.
    L’école doit former les futurs citoyens quitte à leur taper sur la tête pour les faire entrer dans un moule. Et tant pis si votre enfant veut apprendre différemment ! Dans les texte l’enseignant doit différencier sa pratique pour que tous les enfant réussissent… Mais l’EN ne nous donne que peu de moyens pour y parvenir et en supprime même de très utils (les RASED pour ne citer qu’un exemple)
    Le problème est que l’école ne permet pas à chaque enfant d’atteindre ses pleins potentiels mais les pleins potentiels d’un cadre donné. Les enfants sont capables de tellement plus si on les laisse faire. Je vous invite à vous rendre sur le blog de Céline Alvarez (https://lamaternelledesenfants.wordpress.com) qui vous expliquera tout ça bien mieux que moi. Regardez les vidéos, observez les enfants comme ils sont heureux, motivés… Croyez moi ce qu’elle a fait durant ces trois est exceptionnel.

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  12. Mlle Gima 20 janvier 2016

    Est ce que tu ne penses pas que , dans un sens, les parents qui disent ça sont reac’ fasse à l’administration en général ? Qu’ils sont en quelques sorte des « eternels incompris » ?

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  13. Yeude 20 janvier 2016

    Avant toute chose, ma fille est scolarisée en publique, et j’ai moi-même fait la totalité de ma scolarité en école publique, donc je n’ai pas d’à priori sur la chose. J’ai eu une scolarité pas vraiment classique pour autant, puisque j’ai fait quelques pauses dans mon parcours, mais je suis arrivée à bac+3, donc on va dire, qu’au final, je n’en m’en suis pas trop mal tirée.

    Mais l’école ne convient pas à tous à les enfants. Ma sœur est dyscalculique, pour résumer elle ne sait pas compter, elle a fait pas mal d’orthophonie, même s’il y a eu du mieux, ma sœur est nulle en maths même si c’est une fille brillante ! Le problème, c’est que l’école l’a complétement cassée, à force d’avoir des notes pourries en maths, elle a fini par croire qu’elle est stupide. Aujourd’hui, c’est une femme de 30 ans qui n’a aucune confiance en elle et panique complétement dès qu’il est question de chiffres…

    Autre exemple, ma princesse, elle présente des signes de précocité depuis son plus jeune âge. Elle est très en avance sur le programme de la petite section et s’ennuie en classe… Du coup, elle passe son temps à faire tout et n’importe quoi sauf travailler et écouter… Elle déteste l’école, refuse d’y aller l’après-midi et ne fait plus aucun progrès en autonomie, au contraire… Elle régresse…

    Alors, je me renseigne sur d’autres alternatives, pas sur l’instruction en famille puisque je n’en m’en sens pas l’énergie et puis ma fille serait trop triste de ne plus fréquenter d’autres enfants, mais je me renseigne sur des écoles privées, proposant des pédagogies alternatives, parce que l’éducation nationale s’adapte au plus grand nombre, mais laisse de côté ceux qui ne rentrent pas dans le moule.

    Ce n’est pas parce qu’un enfant prend un autre chemin, qu’il n’arrivera pas à destination. Par contre, s’il emprunte un chemin trop compliqué pour lui, il y a de gros risques qu’il n’arrive pas à destination

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  14. Aurélie 20 janvier 2016

    Je suis loin d’avoir un jour des enfants, n’ayant pas fini mes études, et je ne suis même pas sûre d’en vouloir, mais il est clair qu’ils auront le choix entre l’école classique ou d’autres modes plus alternatifs (Montessori, lEF, etc.), en prenant garde à ce qu’ils puissent passer du temps avec d’autres enfants de leur âge s’ils ne sont pas à l’école.

    Pourquoi ? Tout simplement pour avoir le choix que je n’ai pas eu. J’ai très mal vécu l’entrée à l’école maternelle (oui, je m’en souviens encore), ça s’est empiré en primaire où j’ai développé de profondes angoisses, me rendant volontairement malade pour ne pas y aller, si bien que je passais la moitié de l’année scolaire chez moi. J’y avais pourtant des amis, j’étais dans les trois premiers de la classe, je n’étais pas harcelée ni rien. C’était juste le fait d’être à l’école et les enseignants qui étaient blessants, rabaissant, démotivants (j’étais ignorée car je levais la main trop rapidement pour répondre par exemple, alors j’ai fini par arrêter de participer, ce qu’on m’a ensuite reprocher). Mes parents ont eu toutes les peines du monde à me faire sauter une classe car ils n’étaient « que jardinier et assistante-maternelle » et n’avaient donc rien à dire sur mon éducation ! Après un an à insister, j’ai finalement passé les tests de QI nécessaires et sauter le CM2 pour entrer directement en 6e, et ça s’est enfin amélioré. Ces années représentent la pire période de ma vie, je ne regrette jamais mon enfance, alors que ça aurait du faire partie des plus heureuses.

    Bien sûr, peut-être que mes enfants ne vivront pas tout ça, et je l’espère, mais ils auront le choix.

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  15. Eli 20 janvier 2016

    L’école, qu’elle soit privée ou publique, n’est bonne que pour les bons élèves (et je te dis ça en ayant toujours été dans les premiers de la classe et alors que j’ai un bac +5 en poche). C’est tout simplement une institution créée par des intellos pour des intellos. L’école est bien loin d’être aussi belle et ouverte qu’on le pense, au contraire. Elle gomme les différences, tue la créativité, exclut les moins bons et oriente tout le monde dans les mêmes directions selon des cadres établis par des gens n’ayant pas mis un pied dedans depuis un siècle. Donc non, elle n’est clairement pas faite pour tous les élèves. Non seulement ceci est une réalité, mais c’est une réalité connue de tous les acteurs de l’Education Nationale et une réalité dont ils n’ont que peu faire. D’ailleurs tous les profs investis et censés d’esprit (et il y en a parmi tes commentaires) peuvent le dire : l’école telle qu’on la connait aujourd’hui est un bel et retentissant échec.
    Bien à toi,
    Eli

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  16. homesweetmome 20 janvier 2016

    J’ai du mal à comprendre aussi I’IEF, mais je comprends les craintes de certains parents à l’égard de l’école. Je ne devrais peut-être pas dire ça mais pour avoir travaillé en ZEP, je sais comme l’école actuelle a réellement besoin d’être réformée … c’est très compliqué car c’est toute la mentalité à la française qui serait à reconsidérer. La bienveillance ne va pas toujours de soi.
    J’ai fait un stage dans une école anglaise (qui a aussi ses défauts !), toutes les formes d’intelligence y sont mieux mises en valeur, l’accent est moins mis sur le soin ou la propreté à l’écrit, (alors que dans les écoles élémentaires françaises, c’est parfois HYPER important, au secours !), et on donne beaucoup plus d’importance au travail en groupe, à l’apprentissage par le jeu même après la maternelle et à la valorisation de chacun …

    Bref, j’avoue que j’angoisse aussi pour la scolarité de mes filles alors je comprends que l’on se pose des questions, qu’on cherche des solutions alternatives aussi …

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  17. sophie mum 21 janvier 2016

    l’ecole pour moi ça apprend la vie et ton article est très bien rédigé, je ne suis pas pour l’ief, on ne peut pas être parent et instit, et ma fille ne se comporte pas avec moi comme avec sa maitresse et heureusement sinon je plein la maitresse puis l’ief ça prend du temps et c’est mettre son enfant à part des autres et un jour il devra se confronter aux autres

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