Notre passage aux couches lavables

Si vous m’aviez dit l’an dernier que notre 3ème fille utiliserait des couches lavables, je ne pense pas que je l’aurais cru. Il faut dire que j’étais assez réfractaire à l’idée de me rajouter des lessives et que le Mari trouvait ça compliqué… Alors qu’est-ce qui a changé?

La problématique des couches jetables au Royaume-Uni

Quand Junon est née, j’avais acheté des couches de la marque Naty. J’avais utilisé ces couches jetables plus propres pour ma 2ème et je n’avais pas eu de fuites à déplorer. Pour Junon, ça a été un festival. Chaque pipi (ou caca !) nécessitait un change complet de la tenue… j’ai même fini par donner les 2 paquets qui étaient encore sous ma table à langer. Je me suis mise à la recherche de couches écolos et j’ai vite déchanté. Beaucoup de marques étaient tout simplement de belles arnaques de type greenwashing comme la marque Kit and Kin (les couches écolos… fabriquées au Mexique, sympa niveau empreinte carbone !). Au final, j’ai opté un peu par défaut pour les nouvelles Pampers Pure appelées en France Pampers Harmonie. Honnêtement, je n’ai AUCUNE critique à faire: un réel effort sur la composition, pas de saleté dedans, aucun fuite, une fabrication en Angleterre ou en Allemagne… mais un prix assez élevé. En France, je les ai vues à presque 15€ par paquet, ici elles sont à £8 mais en cherchant bien, on peut les trouver à 5 ou 6. Bref, tout ça pour dire qu’au final, j’avais l’impression de jeter l’argent par les fenêtres… c’est pour cela que j’ai d’abord investi dans 2 couches lavables pour tester… puis nous nous sommes lancés !

Trouver LA couche

J’étais un peu perdu avec les termes, la lessive à avoir, bref toutes les choses à absorber avant de se lancer. Au final, j’ai fait simple: j’ai opté pour une marque anglaise qu’on trouve facilement ici, Bambino Mio. La marque est bien anglaise mais les couches sont fabriquées en Chine malheureusement… Il faut aussi savoir que les couches lavables se revendant plutôt très bien, je n’ai pas du tout réussi à mettre la main sur un lot d’occasion, ils partaient tous très vite ! J’ai aussi voulu une marque qui proposait des couches TE1, donc des couches comme des Pampers finalement, sans pliage compliqué. Un truc qui ne nous demande donc aucun effort supplémentaire ou presque. C’est comme ça que nous avons choisi les couches Bambino Mio Mio Solo, puisqu’elles correspondaient à mes critères et ont passé les crashs tests des pipis et cacas lorsque nous avons acheté 2 couches pour tester avant d’investir.

Un investissement

Il faut savoir que les couches lavables représentent un investissement mais au final, on trouve très souvent des bons plans. Par exemple, il y a -20% cette semaine sur le site de Bambino Mio. Il y a aussi des promos très fréquentes sur Amazon. Beaucoup de sites offrent des réductions quand on s’enregistre pour recevoir leur newsletter… Tout ça pour dire qu’au final, je n’ai payé aucune couche plus de £12 soit un peu moins de 14€. C’était pour moi un des principaux soucis notamment de la marque de couches Hamac dont le côté made in France et le look me plaisent: le prix à l’achat qui me semble exorbitant ! Au final, je me dis que j’ai payé chaque couche pratiquement le prix d’un paquet de Pampers Harmonie en France… Et que chaque semaine, j’économise plus d’un paquet !

Une routine à mettre en place

On a très rapidement adopté une routine bien ficelée: la nuit, on reste pour l’instant sur une couche jetable (mais je viens d’acheter des boosters justement pour tenter le lavable de nuit), la journée, on met nos couches avec un petit insert qui se jette tout simplement dans les toilettes, très utile en cas de gros caca. Le soir, je fais tourner ma machine de couches en faisant le cycle suivant: un rinçage à l’eau froide puis lavage à 40 degrés avec une lessive sans enzyme et une dose de percabonate de soude quand les couches sont très sales. J’utilise une lessive anglaise recommandée pour les peaux à eczema (Surcare) mais il existe beaucoup de lessives très bien pour les couches (et donc également pour votre linge hors couche, pas besoin d’avoir 2 lessives hein !), l’essentiel étant qu’elle soit sans enzyme. Il est recommandé de faire un décrassage tous les 2 ou 3 mois, en faisant un cycle à 60 degrés avec de la lessive et du percabonate de soude. Enfin, on n’utilise pas de crème pour les érythèmes qui encrassent les couches. Le matin, mes couches sont sèches et prêtes à l’emploi. Je vais toutefois racheter un lot supplémentaire puisqu’avec 10 couches, je suis obligée de les laver quotidiennement et je souhaite passer à une machine tous les 2 jours. Je stocke mes couches un peu comme tout le monde dans un seau avec quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé sur une lingette lavable dans le fond. Je fais également des machines séparées pour mes lingettes puisque j’utilise du liniment qui encrasse les couches. Enfin, je ne lave jamais mes couches avec le reste de mon linge, certains le font, moi ça me dérange un peu !

Et les sorties?

Au tout début, mon angoisse était de sortir avec les lavables. D’ailleurs, si nous faisons nos sorties (quand je parle de sorties, je pense à de longues promenades, pas à aller faire une course ou aller chercher les grandes à l’école) courtes en lavable, je fais aussi des sorties en jetable, notamment quand nous partons toute une journée à la campagne. Si je sors en couche lavable, j’emporte un « wet bag » c’est-à-dire un sac étanche qui permet de stocker une ou plusieurs couches sales et qui peut passer à la machine également. Pour les vacances, nous avons opté pour les couches jetables Les Petits Culottés made in France et sans cochonnerie (le problème étant tout de même le fait de voyager en avion et de devoir prendre les couches lavable dans la valise mais aussi d’avoir de quoi les laver quotidiennement), mais j’espère pouvoir les prendre pendant nos vacances d’été. Je crois qu’il ne faut pas trop se culpabiliser et savoir faire aussi le passage du jetable au lavable sans se culpabiliser.

Des couches lavables, combien de temps?

A priori, les couches que nous avons choisies peuvent tenir jusqu’à l’apprentissage de la propreté puisqu’elles sont ajustables par un système de pressions. Et puis, l’avantage est tout de même de pouvoir les revendre quand on a fini de s’en servir ou de les garder pour l’enfant suivant quand on envisage d’agrandir la fratrie. De mon côté, je n’ai pas trop hésité à investir quand j’ai vu qu’il était aussi difficile de trouver un lot d’occasion et les prix assez élevés à la revente. En revanche, je ne conseillerais pas à des jeunes parents de commencer les lavables dès la naissance, parce qu’on est fatigués, qu’on passe sa vie à changer des couches (souvenez-vous de la période « une tétée = un caca », ce qui veut souvent dire… 10 ou 12 cacas par jour !!) et qu’on n’a pas besoin de ça en plus ! J’ai trouvé que commencer les couches lavables vers 3 mois était en tout cas pour moi un moment idéal (même si je suis toujours en retard avec mes machines :D).

Et le papa dans tout ça?

Au quotidien, je suis celle qui gère l’intendance. Les machines, c’est moi, la gestion des stocks de couches jetables, c’était moi également. Il faut dire que le Mari travaille beaucoup et que pour l’instant, je n’ai pas repris mon activité en freelance. Je suis donc celle qui a décidé de passer aux couches lavables, le Mari étant d’accord pour essayer mais pensait que nous allions vraiment avoir des soucis notamment de fuites. Au final, c’est lui le plus surpris ! Je lui ai montré une fois comment mettre la couche (donc franchement comme une couche jetable), où stocker quoi. Depuis, il change sans problème les couches lavables, et fait absolument tout comme je le ferais. S’il ne fait pas les machines (j’ai un problème avec ça, je déteste que quelqu’un d’autre que moi lave le linge, amis psychorigides bonjour), il étend notamment la machine de couches notamment s’il va au lit après moi. De son propre aveu, il a vraiment été étonné que nous n’ayons AUCUN accident (oui, à ce jour aucun, mais il suffit que je dise ça pour avoir un poonami demain !) et de la facilité d’usage.

Les difficultés

Pas vraiment de grosses difficultés mais il y a quelques petites choses à anticiper. Par exemple, les couches TE1 faisant de grosses fesses, il faut parfois changer la taille des vêtements de bébé plus tôt que prévu… parce que sinon, il risque de ne pas être très à l’aise dans son body ! De même, je trouve qu’il faut être beaucoup plus vigilant sur le change. On ne sent pas l’effet gel d’une couche jetable quand le bébé a fait pipi et les odeurs sont vraiment mieux retenues… du coup, je change désormais en systématique toutes les 2 heures en journée, même si je ne sens rien de particulier dans la couche. Cela demande donc une habitude à prendre. De même, je ne pense pas que je me serais lancée aussi facilement en appartement. Le fait d’avoir une maison avec un jardin pour faire sécher les couches facilite grandement la vie (même si elles passent au sèche-linge, je préfère ne pas le faire, d’autant que le climat printanier le permet !).

Et sauter le pas

Si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure, je vous conseille avant tout de lister ce que vous attendez de vos couches: facilité d’utilisation (les TE1 étaient un point essentiel pour moi par exemple), look (aussi un point important, j’en voulais des jolies !), prix… Puis d’acheter 2 couches de la marque visée ou d’en louer ! il existe des entreprises qui louent des couches lavables mais aussi des bibliothèques de couches pour tester.

Je ne suis pas (encore) devenue une experte mais c’est comme tout, il faut sauter le pas et on apprend au fur et à mesure !

3 Comments

  1. CLAIRE VINCENT 1 mai 2019

    Merci pour ce chouette article, ça va bien me servir !! . (Top secret )

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  2. danslapeaudunefille 7 mai 2019

    Tu as super bien expliqué, je relais à mes lectrices !

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  3. choux roses 19 mai 2019

    Merci pour cet article ! Je me renseigne pour bébé 2, et le mari n’est pas du tout convaincu.
    Du coup je fais le tour des expériences de mamans qui débutent là-dedans 😀
    dur de choisir le modèle à l’avance… je voulais mettre un pack de couches lavables sur ma liste de naissance pour ne pas toutes les acheter moi même… mais te1, te2, te3? ce casse tête ! En plus sur certaines marques il y a des tailles ! ça veut dire devoir refaire le stock ensuite ! Et vu le prix des neufs, au secours !

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