Doit-on aimer ses enfants de la même façon?

Cela fait 2 jours que cette question me trotte dans la tête. 2 jours que je passe en tête à tête avec une Moutarde malade et pas facile à gérer. 2 jours que je m’énerve, que je m’agace contre elle parce qu’elle n’obéit pas quand je lui dis de manger ses pâtes ou de se coucher car non elle n’a pas besoin d’un 25000ème bisous. 2 jours que je me sens au 36ème dessous des compétences maternelles. J’ai du mal à être patiente avec une petite fille de même pas 3 ans que j’aime pourtant de tout mon coeur. 2 jours que j’ai du mal à ne pas lui crier dessus. Le soir, je récupère ma Chevelue qui se jette dans mes bras en m’embrassant et une vilaine pensée me traverse: j’aurais préféré passer la journée avec elle, ma douce qui sourit tout le temps et qui ne rentre jamais en opposition avec moi.

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C’est aussi ça que j’ai du mal à accepter finalement: mes filles grandissent et cela s’accompagne finalement d’une relative émancipation mais aussi de gros besoins d’affection , le tout parfois dans la même minute ! Moutarde, du haut de ces presque 3 ans a besoin de se confronter à maman… mais a aussi besoin des bras de maman, bras que j’ai parfois du mal à lui ouvrir après une énième dispute #ascenseuremotionnelbonjour.

Je ne peux pas l’aimer de la même façon que sa soeur qui est encore un bébé câlin… et je n’ai pas hâte de voir le terrible two arriver !

Après nos journées terribles, je repense à nos moments à 2, à ses « maman je t’aime beaucoup » qu’elle me murmure au creux de l’oreille. J’essaie de me souvenir de mon petit bébé (et souvent je n’y arrive pas). L’image d’une petite fille aux cheveux bouclés me hante. Je crois que finalement j’oublie au fur et à mesure. Je ne me souviens que des batailles pour le coucher parce qu’elles hantent mon présent. J’ai oublié aussi à quel point la Chevelue nous rendait la vie (et le sommeil) difficile il y a quelques mois. A quel point je lui en voulais.

A quel point être mère signifie être humain et que nous sommes tout sauf constants dans l’instant présent. Et pourtant, chaque soir, je vais border les filles avant de me coucher. Je les embrasse toutes deux. Les gestes sont les mêmes: vérifier si elles n’ont pas trop chaud ou froid, un coup d’oeil rapide sur doudou et tétine, une caresse… l’amour sur le moment est différent mais mon coeur est le même pour toutes les 2. 

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15 Comments

  1. Madame Parle 10 juillet 2015

    Moutarde a l’air d’être tellement toi non?

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    • Cécile 10 juillet 2015

      Je crois que oui. C’est peut-être / sûrement pour cela que nos relations sont parfois compliquées alors qu’elles sont beaucoup plus apaisées entre elle et son père !

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  2. Marlène 10 juillet 2015

    Très beau billet, merci pour les larmes du matin! pfff la maternité!

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  3. mamanonboard 10 juillet 2015

    Je bois tes lignes tant elles me parlent… Du courage et de la patience, je crois que nous n’avons besoin que de ça, nous avons déjà tout leur amour.
    Courage!

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    • Cécile 10 juillet 2015

      merci et surtout courage et patience à toi aussi <3

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  4. Yeude 10 juillet 2015

    Je n’ai pas de deuxième enfant, mais je comprends parfaitement ce que tu ressens. Ma fille a le même que ton ainé, et chez nous c’est parfois sport également…. Je me souviens quand elle était toute petite, si facile, nous étions tellement fusionnelles… Mais bon, il est normal qu’elle grandisse, qu’elle s’affirme et que j’ai besoin parfois un peu d’air, j’aime ma fille plus que tout, mais je ne peux pas encaisser tout comme si de rien n’était ! Courage, ça finira bien par passer, comme les autres phases, pour faire place à de nouvelles 🙂

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    • Cécile 10 juillet 2015

      j’ai espoir que les vacances apaisent aussi les relations. Elle a besoin de temps à elle, pour elle, où on ne lui dira pas toutes les 5 minutes « dépèche toi » ou fais ça !

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  5. Mélodie 10 juillet 2015

    Je pense que ta réaction est totalement NORMALE…

    Le terrible two? On est dedans avec notre fils… il est en opposition constante… il pince, tape, cri. Ce n’est pas évident et pourtant il a l’âge de ta dernière… Je me demande si ça peut empirer avec le temps ! Oo

    Je pense que ce sont la base des limites à donner à l’enfant (sans pour autant le rabaisser) c’est très compliqué de rester « bienveillant » pour ne pas entraver son développement mais aussi nos besoins…

    Courage 😉

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  6. danslapeaudunefille 10 juillet 2015

    C’est pas toujours difficile de réagir pareil avec ses enfants et je peux te dire que c’est aussi différent entre une fille et un garçon mais tu les aimes pareil c’est sûr

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  7. ces doux moments 11 juillet 2015

    Tres beau texte je trouve. Je crois en effet qu on s agace plus vite avec un enfant qui nous ressemble et du coup nos emotions font du yoyo. Tu les aimes autant je pense mais en effet il y a certains tres de caractere plus faciles a gerer. Et comme tu dis elle grandit… et sinon comme toi je me rends compte comme la memoire ns joue des tours et comme on oublie ces moments d enfance. Heureusrment qu on blogue pour s en rappeler finalement…n

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  8. hibouetkoala 11 juillet 2015

    Je me reconnais bien là, je me demande si le fait que des enfants soient rapprochés n’y est pas pour beaucoup.

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