Les accidents domestiques n’arrivent pas qu’aux autres

Même si on est un parent attentif, on croit toujours être à l’abri des accidents. J’ai toujours été vigilante avec mes filles, sans tomber dans la parano: porte de four froide, bouilloire loin de la portée des petites mains. J’ai souvent crisé quand je les ai vues se mettre en danger, comme le jour où la Chevelue a traversé une route (sans aucune raison alors qu’elle marchait devant moi sur un trottoir étroit) et qu’une voiture s’est arrêtée à 30 cm de son crâne. Pourtant, ce jour-là, je n’ai pas vu venir l’accident.

Nous avions passé une journée parfaite, le ciel était bleu, et nous avions profité de ce dimanche pour faire visiter à ma maman, arrivée la veille de Paris la côte de Newcastle. Il était 17 heures, peut-être 18 quand nous avons décidé de nous arrêter dans un café idéalement situé face au château. Il y a du monde, le personnel n’apporte pas les commandes en salle, c’est à nous de les récupérer au comptoir. Il aura suffit d’une tasse de thé mal posée par le serveur dans sa soucoupe pour que tout bascule: la tasse qui tombe sur ses cuisses, ma fille qui hurle, sa peau que nous arrosons d’eau. Heureusement, des infirmières sont là et nous disent quoi faire car nous sommes paniqués et le personnel de ce minable café ne réagit pas. La demi-heure la plus longue de ma vie plus tard, nous arrivons au grand hôpital de Newcastle où notre fille est prise en charge immédiatement et reçoit très vite de la morphine pour soulager sa douleur. Nous sommes alors pris dans un engrenage: gérer la douleur, voir le « burn doctor » et le chirurgien esthétique qui nous rassurent sur l’étendue des dégâts, faire les bandages et enfin, se reposer dans la chambre qui sera la nôtre pendant presque une semaine.

Le lendemain, le Mari doit partir à l’aube pour un déplacement professionnel à l’étranger d’une semaine. Il traîne des pieds, hésite, et part la mort dans l’âme. Dans notre malheur, nous avons beaucoup de chance: ma mère est là et s’occupe de La Chevelue, une copine et maman d’élève de l’école se propose pour la déposer et la ramener de l’école. Et puis l’hôpital est l’un des plus réputé du nord de l’Angleterre, voire du pays tout entier. Il y a même une unité spécialisée pour les enfants brûlés, où ma fille est prise en charge et où je peux rester avec elle à chaque instant: j’ai un lit, il y a une cuisine pour les parents, les infirmières sont toutes sans exception des anges de bienveillance, de patience, d’attention. Je ne ferme pas les yeux de la nuit mais je réalise que nous avons énormément de chance d’avoir une telle prise en charge, notamment quand on entend tout le mal qu’on dit en France du système de santé britannique (pour info, il s’agit là d’un hôpital du NHS donc totalement public). Chaque matin, à 8 heures précises, le chef de service est dans la chambre de ma fille pour faire le point. Chaque nuit, quand elle a des crises de douleur, elle est immédiatement prise en charge par les infirmières. Chaque fois que je dois la laisser une heure ou deux, pour aller faire un aller-retour chez moi, le personnel est là pour la divertir, la faire jouer ou lui mettre un dessin animé sur les tablettes mises à disposition (elle a suite à ce séjour développé une passion pour Hotel Transylvania !). Nous avons la chance de ne pas connaître les hôpitaux pédiatriques en France mais ce que j’ai pu observé au quotidien ici m’impressionne vraiment.

Au bout de 5 jours, après avoir émis la possibilité de devoir recourir à une greffe, ma fille sort, sans greffe et avec une infirmière qui vient chez nous changer ses pansements tous les 2 à 3 jours. Ses blessures ne sont pas totalement cicatrisées et cela va prendre encore quelques semaines mais elle a pu hier retourner à l’école (qui a tout fait pour faciliter son retour). Elle a été accueillie comme une star par les autres élèves qui sont tous venus la voir pour lui dire à quel point ils étaient heureux qu’elle soit de nouveau avec eux.

Tout cela n’est pas encore derrière nous. La cicatrisation n’est pas encore finie. Il y aura des soins pendant des mois, de l’hydratation à gogo (elle a d’ailleurs dû apprendre à mettre de la crème seule pour pouvoir retourner à l’école), une protection totale vis-à-vis du soleil pendant 2 ans et peut-être un suivi avec des soins à l’hôpital si cicatrice il y a. Et puis, il faudra aussi cicatriser mon coeur de maman: que j’arrive à me dire que les accidents peuvent arriver à tous et  qu’on ne peut pas toujours les éviter, que je ne suis pas forcément responsable en tant que mère de tout ce qui arrive à mes enfants, que je sois à nouveau capable de me servir une tasse de thé à côté de ma fille… Mais ça, ça sera sans doute une réparation bien plus longue à opérer…

La sécurité de nos enfants en vacances

Je suis loin d’être une parano de la sécurité, je suis même plutôt de celles qui pensent qu’il faut que l’enfant apprenne ce qui est dangereux ou pas par ses propres expériences, avec évidemment ses parents qui veillent sur lui. Cependant, nous avons eu il y a quelques mois une mésaventure qui m’a vaccinée: les filles ont eu la bonne idée de monter sur une de leurs petites chaises pour ouvrir la fenêtre de leur chambre. Ne les entendant plus, je suis allée dans leur chambre et j’ai eu la peur de ma vie en voyant mes 2 bébés sur le balconnet. Le lendemain, j’installais des systèmes pour bloquer toutes les fenêtres, tant pis si cela nous complique la vie.

Et s’il y a bien un contexte qui me stresse, c’est les vacances. Nous partons presque toujours dans des maisons de location ou des maisons de famille très anciennes et pas du tout sécurisées. C’est là-bas où je me sens vraiment en stress permanent par rapport à la sécurité de mes filles. Du coup, j’ai choisi d’y installer quelques mesures permanentes: barrières de sécurité dans les escaliers (qui sont en plus très raides), thermomètres dans les salles de bain (à la maison, nous n’avons pas ce problème, nous avons réglé la chaudière pour ne pas aller au-delà de 39 degrés), sécurité dans les prises (avec une électricité qui date… d’avant ma naissance)…

Cependant, quand on part dans une maison de location, on a parfois de vilaines surprises. Nous avons loué 2 maisons cet été et aucune des 2 n’avaient un escalier avec une sécurité correcte (l’un d’entre eux n’avait même pas de garde-corps !). J’ai donc choisi de vous montrer les accessoires de la marque Safety First qui peuvent vraiment vous servir pour assurer sécurité à vos enfants (et tranquilité d’esprit à vous parents). Ce ne sont pas des gadgets, mais de vrais produits de qualité (c’est ceux qui nous équipent dans la sécurité de notre appartement et de notre maison de famille) auxquels je fais intégralement confiance.

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