Et passer à autre chose

Passer à autre chose. Je crois que c’est ce que tout le monde attend de moi. Le Mari, qui malgré toute sa bonne volonté à m’épauler, à du mal à comprendre le tumulte intérieur qui m’habite. Mes parents, avec qui j’ai une grande pudeur. Je n’ai aucune envie de leur parler de ce que je vis, mais j’ai envie qu’ils soient là, au moins pour m’épauler dans le quotidien. Mes filles, qui doivent malheureusement voir maman triste. Même si elles ont bien compris pourquoi, le quotidien est difficile à supporter. Mes amies sont heureusement présentes pour certaines, pour en parler, pour me changer les idées, pour venir me voir et me forcer un peu à sortir de ma torpeur. Je déteste le moi que je vois: je suis irritable, je suis sans bébé, je me trouve bien mauvaise mère, aussi bien pour mes enfants vivants que celui que je n’ai pas pu faire grandir.

cette photo n'a pas grand chose à voir avec mon sujet, mais au final elle est le souvenir d'un moment où le futur semblait rayonnait, derrière l'automne.

cette photo n’a pas grand chose à voir avec mon sujet, mais au final elle est le souvenir d’un moment où le futur semblait rayonnait, derrière l’automne.

Moi aussi j’ai envie de passer à autre chose mais pour l’instant je n’y arrive pas. Tout cela est trop frais. Alors je visualise: moi, au fond d’un gouffre et la lumière tout en haut. J’escalade à mains et pieds nus les parois de la crevasse et chaque jour, je remonte un peu plus près de la lumière. Passer à autre chose, arriver tout en en haut, revoir la lumière.

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